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By Nkafu Policy Institute (Download report)


RESUMÉ EXÉCUTIF

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) est l’une des huit Communautés économiques régionales (CER) reconnues par l’Union africaine, créée en 1983 pour promouvoir l’intégration économique et la coopération entre ses États membres. Elle constitue un marché de plus de 225 millions d’habitants, mais reste l’une des régions les moins intégrées du continent. Le commerce intra-régional représente à peine 3 % du commerce total du continent. Quatre pays membres – l’Angola, le Burundi, le Cameroun et la République démocratique du Congo – représentent près de 90 % de la population totale, mais la nécessité de visas pour circuler d’un pays à l’autre demeure, ce qui entrave la fluidité et la densification des échanges. L’objectif de ce rapport est de comprendre les facteurs qui limitent la mobilité des facteurs de production dans la CEEAC et les actions urgentes que les États doivent entreprendre pour garantir le renforcement d’une coopération harmonieuse et un développement dynamique, équilibré et autosuffisant dans la région.

La méthodologie adoptée consiste en une revue documentaire et une analyse statistique de l’évolution de la coopération entre les pays en matière de libre circulation des personnes et des biens depuis janvier 2018, date d’adoption du protocole au traité instituant la Communauté économique africaine, relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement. Nos analyses établissent que, malgré les efforts consentis par les différents pays pour dynamiser le processus  l’intégration dans la CEEAC, lesquels sont concrétisés par la signature de plusieurs accords de coopération et la volonté des États d’accélérer le processus de
rationalisation des communautés économiques existantes en Afrique centrale, la libre circulation des facteurs de production reste problématique. L’étude recommande une révision des critères de surveillance multilatérale dans la région afin de garantir la stabilité du cadre macroéconomique, mais une certaine volonté politique de la part des décideurs afin de lever tous les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens, notamment le faible niveau de  développement des infrastructures, le faible développement financier, le non-respect des normes et de la qualité des produits, l’obligation de visa pour certains pays, l’existence de plusieurs monnaies, le faible niveau de diversification economique, sans oublier les crises sociopolitiques et sécuritaires.

Jean Cedric Kouam is the Director of Economics Affairs Division and the Head of Fiscal and Monetary Policy Sub-section at the Nkafu policy Institute. He holds a doctorate in economic policy and analysis (monetary and financial macroeconomics) from the University of Dschang in Cameroon.

Dr Fuein Vera Kum is a Research Fellow at the Nkafu Policy Institute. She joined the institute as Economic Policy Analyst in 2017 with a focus on health economics and development policy. She holds a Ph.D in Economics from the University of Benin, Nigeria.

Dr. Yollande Meli Tankeu

Dr. Yollande Longang Tankeu is an Economic Policy Analyst at the Economic Affairs division of the Nkafu Policy Institute. She holds a PhD in Public Economics from the University of Dschang and a Master’s degree in Public Economics and Human Resources. Prior to joining the Nkafu Policy Institute, she was an assistant consultant at the Ministry of Public Health of Cameroon

Larissa Ntoubia

Ntoubia Ngapmen Larissa, holds a Bachelor’s degree in Banking and Finance and a Master’s degree in Economics and Financial Engineering from the University of Yaoundé II Soa. She is currently a Research Associate at the Nkafu Policy Institute of Denis and Lenora Foretia Foundation under the Economic Affairs Division.