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Debat NKAFU: Privilégier la liberté économique a l’aide au développement

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PRIVILEGIER LA LIBERTE ECONOMIQUE A L’AIDE AU DEVELOPPEMENT

NOTE CONCEPTUELLE

Depuis plus de 60 ans, les bailleurs de fonds (les organismes internationaux et les pays donateurs) aident les pays pauvres à stimuler leurs développements économiques, mais la pauvreté persiste toujours dans un certain nombre de ces pays bénéficiaires. Aujourd’hui, les économistes et les agences de développement ont reconnu l’importance des institutions qui soutiennent la liberté économique et les droits de propriété dans la promotion du développement. Toutefois, les pays développés et les institutions internationales continuent de fournir de l’aide aux pays pauvres. Cela soulève une question importante : la liberté économique doit être privilégiée par rapport à l’aide au développement?

La combinaison des données disponibles sur l’Indice de liberté économique en 2018 et les Indicateurs de pauvreté de la Banque mondiale suggère que les pays qui manquent le plus de liberté économique sont environ 30 fois plus susceptibles de vivre en dessous du seuil de pauvreté que les pays qui se classent en tête dans l’indice de liberté économique. La Corée du Sud et le Ghana, par exemple, avaient le même PIB en 1957, mais la Corée du sud a embrassé la liberté économique (investissement étranger, libéralisation du commerce, etc.), tandis que le second s’est engagé dans une autre voie, avec un gouvernement socialiste soutenu par l’aide au développement. En 1990, le PIB de la Corée du Sud était dix fois supérieur à celui du Ghana.

L’Afrique subsaharienne est un pôle d’attraction de l’aide et plus de 400 milliards de dollars ont afflué dans cette sous-région depuis 1970. Si l’aide étrangère était efficace à réduire la pauvreté, l’Afrique connaîtrait une prospérité florissante. Au contraire, les pays qui étaient autrefois plus pauvres que la plupart des pays africains (Corée du Sud, Singapour, Taiwan et Hong Kong) mais qui ont adopté la libre entreprise et la libéralisation du commerce sont développés beaucoup plus que l’Afrique. Cela incite à insinuer que la liberté économique – et non l’aide au développement – est l’échappatoire éprouvée à une boucle sans fin de pauvreté intergénérationnelle.

Malgré que le Cameroun reste dominé par un fort gouvernement central avec des problèmes persistants en terme de droits de l’homme et qu’il se classe 145e sur 180 pays dans l’Indice de liberté économique de 2019, l’aide publique au développement nette et l’aide publique reçue dans le pays sont élevées à 756 460 000 $ en 2016 (Banque mondiale, 2017). En tant qu’Etat providence, il fait partie de la catégorie des pays “pour la plupart non libres” avec des taux d’imposition élevés (la masse salariale de l’Etat représente 1/5 du budget annuel, la TVA de 19,25% et le taux d’imposition des entreprises 33% – supérieur aux 30% du Nigeria). Plusieurs entreprises d’État sont déficitaires et dépendent parfois de l’argent des plans de sauvetage et des subventions de l’État. Le pays continue de souffrir d’une corruption endémique, d’un État de droit faible, d’infrastructures médiocres, d’une fonction publique très lourde et d’un vaste système parapublic inefficace, et pire encore, se classe 166e sur 190 pays dans l’indice Doing Business Index pour 2017.

Objectif de l’événement

L’objectif de ce débat est de réunir des experts dans les domaines de la liberté économique, du développement économique et de l’aide au développement pour échanger leurs différents points de vue sur la priorité de la liberté économique sur le développement ou vice versa.

Il s’agit d’un débat public en direct sur le thème “La liberté économique doit être privilégiée à l’aide au développement”. Le climat défavorable des affaires au Cameroun est déclenché par de fréquents goulots d’étranglement administratifs et par la lourdeur administrative et la prédominance des entreprises publiques qui limitent les investissements étrangers. Les prix restent fortement réglementés et l’exécution des contrats n’est ni opportune ni efficace. Le copinage est systémique et la corruption est endémique dans tous les secteurs. Ces experts exploreront et analyseront leurs points de vue sur le bon modèle de développement pour le Cameroun – liberté économique ou aide au développement?

Participants cibles:

Cet événement rassemblera des participants de divers domaines d’expertise, des économistes, des membres du gouvernement, des conférenciers, des entrepreneurs, des organismes donateurs, des organisations humanitaires, des étudiants et universitaires, le grand public et d’autres acteurs de la société civile.

Coût de participation:

Il n’y aura pas de frais de participation.

Domaines de discussion:

Aide au développement; Liberté économique; Développement économique; Efficacité de l’aide; Etat de droit; Politiques publiques; Commerce international et la concurrence.

Venue: Mansel Hotel, – Yaoundé.

Nombre prévu de participants: 60

Résultats Attendus:

– Comprendre les notions d’aide au développement et de liberté économique vis-à-vis du Cameroun.

– Comprendre le lien entre liberté économique et aide au développement.

– Comprendre pourquoi la liberté économique devrait avoir la priorité sur l’aide au développement ou vice versa.

 

Panélistes:

Hon. Soub Lazare (liberté économique) – Député du Wouri Est.

Mr. Emmanuel Chesami (Aide au Developement) – Director of Communication, Promotion and Capacity Development- Standards and Quality Agency (ANOR).

Prof. Alain Ndedi (liberté économique) – Ancien consultant senior à la banque mondiale

 

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